Pas un jour ne passe sans que Vincent Bolloré soit la cible d’attaques au vitriol. Certes, CNews, le JDD et Europe 1, ne sont pas des modèles de pluralisme.
Pas question ici de peser le pour et le contre, d’arbitrer et de commenter le « projet idéologique et politique » dont on accuse ce « bollorisme » de plus en plus associé à la conquête du pouvoir par l’extrême droite. Assurément la vision du personnage Bolloré reste trop manichéenne.
D’autres milliardaires sont aussi cloués au pilori (Bernard Arnault et Pierre-Edouard Stérin), comme l’a été jadis Robert Hersant pour son passé « collabo » et « papivore » adepte de la concentration des médias.
Mais, depuis quelques mois une infâme petite musique se répand autour des origines juives de Bolloré : Nicole Marie Goldschmidt (1899-1993), la grand-mère maternelle du ‘’Breton’’, était étroitement liée aux banquiers Rothschild et Bernheim.
Vincent n’est qu’un pistonné ! En 1981, il débuta professionnellement à la banque Rothschild, Jean Veil - le fils de Simone - a été avocat du groupe Bolloré…
Catholique affirmé, il cacherait ses vraies origines…
L’utilisation déformée de ces faits, répandus insidieusement sur les réseaux sociaux sans modération, alimente un intolérable contexte antisémite, une haine banalisée, qui n’apporte strictement rien à la critique menée contre l’ « empire médiatique ». Stop !
Thierry Noël
